Archive for February, 2009

« Lève-toi et marche »

February 21, 2009

couverture-mag-131Kinshasa, le 17 février 2009 (cari-tasdev.cd): le nu-méro 013 du Maga-zine « Lève-toi et marche » de la Caritas-Développe-ment Congo est actuellement dispo-nible en version électronique. Un document de 36 pages, couvrant l’ensemble du pays pour la période allant de Novembre 2008 à Janvier 2009, avec plusieurs points d’actualités de la première quinzaine de ce mois de Février 2009. A sa Une: “Crise de l’Est : lueur d’espoir » ? Son éditorial recommande de “capitaliser les avancées acquises”!

Veuillez cliquer ici pour le télécharger !

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RD Congo/Kivu et Province-Orientale : les agences catholiques harmonisent leurs interventions humanitaires

February 17, 2009

Kinshasa, le 16 février 2009(caritasdev.cd) : Les agences catholiques présentes à Kinshasa, la Caritas-Développement Congo et la Commission Episcopale Justice et Paix viennent d’échanger sur l’évolution de la situation humanitaire à l’Est et au Nord-Est de la République Démocratique du Congo. C’était au cours de la réunion tenue le vendredi 13 février 2009 autour de la Caritas nationale, au Centre Interdiocésain à Kinshasa-Gombe, rapporte caritasdev.cd.

La rencontre a été présidée par le Directeur National de la Caritas-Développement Congo, Docteur Bruno MITEYO, en présence de Monsieur l’Abbé Pierre CIBAMBO, le Responsable du Service Afrique de la Confédération de la Caritas Internationalis basée à Rome…

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Message des Evêques de la Conférence Episcopale de l’Océan Indien (CEDOI) aux évêques malgaches

February 13, 2009

Dans le cadre des affrontements qui ont eu lieu à Madagascar, les évêques des Iles de l’océan indien ont envoyé un message de soutien aux évêques malgaches. Ci-dessous l’intégralité de ce message.

Aux évêques de Madagascar

Chers Frères dans l’épiscopat,

Nous voulons vous exprimer notre soutien et l’assurance de notre prière au moment où votre pays vit une situation politique dramatique et éprouvante.

Nous avons été consternés par les nouvelles et les images qui nous sont parvenues. Nous exprimons notre sympathie à ceux et celles qui ont perdu un des leurs lors des émeutes.

Nous condamnons cette situation de violence et nous espérons de tout cœur que les antagonismes cessent au plus vite pour permettre à ceux impliqués dans ces affrontements de trouver une solution pour que la paix et la stabilité règnent dans le pays.

Dans tout conflit, ce sont souvent les civils qui souffrent, surtout ceux qui sont les plus faibles et les plus démunis. Nous leur disons notre soutien dans la prière.

Nous réalisons combien la paix est fragile et difficile à construire. Cependant, elle n’est réalisable qu’au prix d’une justice pour tous.

Nous soutenons tout effort de médiation et de réconciliation entrepris par la Conférence Episcopale Malgache en collaboration avec d’autres instances et nous sommes avec vous pour vous soutenir.

Soyez assurés de notre fraternité, et de notre soutien pour nos frères et nos sœurs de la Grande Ile.

S.E. Mgr Denis WIEHE
Président de la Conférence des Evêques de l’Océan Indien
Evêque de Port-Victoria, Seychelles

S.E. Mgr Maurice E. Piat,
Evêque de Port-Louis, Ile Maurice

S.E. Mgr Gilbert Aubry
Evêque de Saint-Denis, Ile de la Réunion

S.E. Mgr Alain Harel
Vicaire Apostolique de Saint-Gabriel, Rodrigues

Père Jan Geerits,
Administrateur Apostolique, Les Comores

Caritas urges global solidarity on “Zimbabwe Sunday”

February 13, 2009

13 February 2009

Caritas Internationalis Secretary General Lesley-Anne Knight is sending a message of solidarity to the people and Church of Zimbabwe for “Zimbabwe Sunday” on 15 February on behalf of all 162 national Caritas members.

The Southern Africa Catholic bishops declared the date as Zimbabwe Sunday in an attempt to raise concern for the humanitarian, political and economic crisis engulfing the country.

Half of Zimbabweans rely on food aid to survive, a cholera epidemic has killed 3,500 so far out of 71,000 cases, and the country’s economic, health, educational infrastructure has collapsed.

Lesley-Anne Knight said, “The people of Zimbabwe need our solidarity in this time of crisis and tragedy. Reports from Caritas staff on the ground are of acute need among the majority of people. The lack of food will be peaking over the next few weeks, a cholera epidemic has already killed too many, and the suffering is deepening.

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Zimbabwe : Situation dramatique des réfugiés

February 12, 2009

La Caritas fortement inquiète

ROME, Mercredi 11 février 2009 (ZENIT.org) – La Caritas craint pour le sort d’environ 3.000 hommes, femmes et enfants du Zimbabwe qui vivent dans des conditions désespérées dans un camp de Musima (Afrique du sud), clôturé de fils barbelés.

L’endroit en question a les dimensions d’un terrain de football, sans structures sanitaires et logements appropriés pour héberger ces personnes.

Ces réfugiés ont quitté un Zimbabwe ravagé par la famine qui menace la moitié de la population, par une épidémie de choléra devenue incontrôlable, par la violence et une répression diffuses. Pour le gouvernement sud-africain, ces personnes sont considérées des migrants ‘économiques’, ceci supposant que le droit d’asile peut leur être refusé.

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Zimbabwean refugees abused in South Africa

February 11, 2009

(Source: Caritas Internationalis)

They escaped with their lives from a country in collapse. They fled often with nothing. They came to the region’s richest and most powerful nation looking for protection. However, they have been welcomed with abuse, discrimination and a blindness to their plight.

Approximately 3,000 Zimbabwean men, women, children and babies are trapped in dire conditions behind a wire perimeter camp in Musina, a border town in South Africa. The refugee camp on Musina’s Showgrounds is the size of a football field and contains neither adequate shelter, sanitation or protection for the vulnerable Zimbabweans.

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Zimbabweans Flee From Horror To Horror

February 11, 2009

South African Camp Provides New Slew of Challenges

MUSINA, South Africa, FEB. 10, 2009 (Zenit.org).- Zimbabwean refugees, fleeing the humanitarian crisis in their own country, have found an equally “horrendous” situation in the South African camp where they are being held, says Caritas Internationalis.

Caritas reported today that an estimated 3,000 men, women and children are living in “dire conditions” in Musina, a South African border town.

Sister Aine Hughes of Caritas said, “The situation for Zimbabwean refugees in Musina is horrendous.”

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AFRIQUE/COTE D’IVOIRE – Vers “le début de l’ère ACEAO”, unique structure de coordination des Conférences épiscopales en Afrique occidentale – Le discours du Card. Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples

February 10, 2009

Abidjan (Agence Fides) – Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples, accompagné de Son Exc. Mgr Robert Sarah, Secrétaire du même dicastère, s’est rendu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il a prononcé un discours pour les évêques, réunis pour la XVIIe Assemblée de la CERAO (Conférence épiscopale régionale de l’Afrique occidentale francophone), qui s’est tenue à Abidjan du 2 au 8 février.

Le Cardinal a tout d’abord exprimé sa joie et celle de Mgr Sarah de se trouver parmi les évêques de l’Afrique occidentale, et surtout de leur transmettre « les saluts et l’affection paternelle de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ainsi que sa bénédiction apostolique et l’assurance de sa prière pour le succès de vos travaux ».

Le Cardinal a ensuite retracé brièvement l’histoire de la fusion des deux Conférences épiscopales régionales de l’Afrique occidentale, celle francophone (CERAO) et celle anglophone (AECAWA), évoquant « la nouvelle Pentecôte » vécue à Abuja le 7 septembre 2007, qui continue dans la XVIIe Assemblée de la CERAO « qui, avec l’AECAWA, va se fondre désormais en une unique structure régionale appelée ACEAO. Je voudrais tout de suite vous dire combien je suis reconnaissant à Dieu de me permettre de présider l’ouverture de cette ultime Assemblée de votre Conférence régionale francophone, née il y a 45 ans, soit presque un demi-siècle ».

Le Cardinal a poursuivi ensuite : « Les archives de la Propaganda Fides portent en effet les traces indélébiles de la naissance, ici précisément, de la CERAO, à Anyama, entre les 11 et 14 juin 1963, et du déroulement de sa première assemblée, que les pères fondateurs appelaient à l’époque Conférence plénière ». Le Concile a considéré que les Conférences épiscopales devaient être « comme des instances de médiation humaine, culturelle, sociopolitique et juridique de l’universalité de l’Eglise vers la particularité des diocèses confiés personnellement au soin pastoral des évêques ».

Le Cardinal Dias a ensuite souligné le dynamisme manifesté pendant 45 ans par la Conférence régionale de l’Afrique occidentale francophone, et a évoqué de nouveau le rôle des « anciens », dont beaucoup sont décédés : « Les cardinaux Bernardin Gantin, Paul Zoungrana, Bernard Yago, Hyacinthe Thiandoum, et Monseigneur Luc Sangaré, pour citer seulement les plus éminents déjà rappelés à la Maison du Père », qu’il a remerciés et loués.

En tout cas, a noté le Cardinal Préfet du dicastère missionnaire, la génération d’évêques qui les a immédiatement suivis « manifeste le même dynamisme, la même intelligence pastorale, la même sollicitude de fécondité missionnaire », ainsi la Conférence « s’est-elle bien structurée ». La troisième génération, celle des deux dernières décennies, a souligné le Cardinal dans son discours, est plus nombreuse, et se trouve face à deux héritages qu’elle doit faire siens : « L’identification des lignes pastorales de fond des diocèses, qui souvent ont quarante ans d’existence, avec leurs dynamiques d’inculturation à discerner et à poursuivre, d’une part, et d’autre part, l’héritage de la CERAO, qui devient une école nécessaire d’apprentissage de la pastorale des grands ensembles… ». Le Cardinal Dias a manifesté son intention de s’arrêter spécialement sur l’inculturation liturgique « que nous portons à maturation en Asie et en Afrique avec un succès certain… ».

Pour développer la pastorale diocésaine, « il faut l’insérer dans la pastorale de toute la Conférence épiscopale nationale », qui doit tenir compte des grandes fragmentations des nations du continent. « Il faudra affronter les difficultés inhérentes à la réception et à l’acceptation du double héritage signalé », mais aussi « le défi du passage à l’ACEO ». D’où la nécessité d’être bien informé sur les héritages à faire siens et sur les défis à affronter.

Le Cardinal Dias a insisté sur le fait qu’une nouvelle Pentecôte ait été possible pour la Région ecclésiale de l’Afrique occidentale, « grâce au caractère très concret et structuré du principe christologique vécu par les évêques fondateurs : la solidarité pastorale organique autour des trois fonctions messianiques ». Il est indispensable que ce double principe christologique et pneumatologique « soit en action dans la nouvelle ère que vous affrontez : l’ère ACEAO ». Ce doit être « un chemin de Foi et d’Amour, tout imprégné de la présence du Christ et guidé par l’Esprit », a vivement souhaité le Cardinal. En outre, en cette année dédiée à saint Paul, les évêques doivent vivre et doivent faire vivre leurs communautés dans une intimité profonde avec le Christ, selon l’expression de l’Apôtre : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ».

Les défis ne manquent pas en Afrique et inquiètent le cœur des pasteurs: “La croissance, les qualités humaines, sacerdotales, spirituelles, morales et la sainteté de vos prêtres et de tout le peuple de Dieu (…). Je désire attirer votre attention sur les défis qui pourraient vous arriver de l’extérieur, à cause de la mondialisation ». Voilà pourquoi « la gravité des défis invite les Pasteurs comme vous à la clairvoyance, au discernement et à la réflexion ».

Face au « phénomène général de l’effondrement du monde financier et du travail », a observé le Cardinal Dias, « il faut que nous nous demandions ce que le Seigneur veut nous apprendre par ces évènements ». « Peut-être veut-il (…) nous inviter à examiner sérieusement la solidité du fondement spirituel de nos chrétiens ».

Pour finir, face aux multiples problèmes que pose le monde, le Cardinal a déclaré : « Comme constructeurs de la demeure spirituelle de nos peuples, il faudra donc que nous discernions bien ce que l’Esprit dit à son Eglise aujourd’hui, et que nous apprenions à lire les signes écrits sous les écrans des Bourses mondiales ».

Face aux graves problèmes qui menacent l’humanité, le Cardinal Dias a déclaré avoir jugé opportun de communiquer aux évêques ses pensées, afin qu’ils soient toujours conscients et vigilants. Enfin, à tous les participants, le Cardinal Dias a souhaité une fructueuse session de travail, les assurant de son accompagnement par la prière. (J.M.) (Agence Fides 9/2/2009)

AFRICA: Pastoralists grapple with climate change

February 1, 2009
Pastoralists are among the worst affected by a changing climate

Photo: Melvin Chibole/ActionAid - Pastoralists water their herds in Mandera, northeast Kenya (file photo): Pastoralists are among the worst affected by a changing climate

NAIROBI, 28 January 2009 (IRIN) – As many as 250 million people in Africa may not have enough water to meet their basic needs by 2020 because of climate change, a specialist in poverty, environment and climate change said on 27 January.

“The day-to-day impacts of climate change, such as higher temperatures and erratic rainfall, are increasing many people’s vulnerability to hazards,” Charles Ehrhart, the poverty, environment and climate change network coordinator for CARE International, told policy-makers and representatives of pastoralists from the Horn, eastern and central Africa, at a consultative meeting on ways of mitigating the humanitarian effects of climate change on pastoral areas.

The two-day meeting was one of a series organised by the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) and the African Union (AU), aimed at developing a continent-wide policy framework to secure and protect the lives, livelihoods and rights of pastoralists in Africa.

Ehrhart said by 2020, climatic changes would have contributed to water stress, land degradation, lower crop yields and increased risk of wild fires, resulting in a 50 percent decline in agricultural productivity.

The consequences, he added, would be severe food and water shortages, with affected populations coming under significant pressure to migrate.

“Prolonged droughts exert the greatest pressure on households to move, particularly from rural to urban areas,” he said. “In the Horn of Africa alone, there are more than 20 million pastoralists currently living a lifestyle that is centred on the search for increasingly scarce pasture and water.”

Ehrhart said during the next 20 to 30 years, areas already affected by weather-related hazards would see an increase in their frequency and/or intensity. In addition, areas already affected by drought and floods would expand.

There is an urgent need to address longer-term drivers of food insecurity in marginal agricultural areas

Photo: Julius Mwelu/IRIN - A food trader (file photo): There is an urgent need to address longer-term drivers of food insecurity in marginal agricultural areas

Even though weather-related hazards would get worse, people’s declining capacity to cope with hazard events may be a greater problem.

“We should prepare for more quick- and slow-onset disasters as a result of climatic changes,” he said. “The need for humanitarian assistance will be particularly acute in areas already identified as being at higher risk. Climate change provides an imperative to increase investment in, as well as improve quality and accountability, vis-à-vis disaster preparedness and response.”

Representatives of pastoralists from Ethiopia, Kenya, Tanzania, Southern Sudan and Uganda made presentations at the consultative meeting on coping and adaptation mechanisms that pastoralists could use to deal with the impact of climate change.

They identified poor governance, marginalisation, lack of or poor access to education and insecurity as some of the issues curtailing pastoralists’ efforts to adapt and cope with climate change.

Moses Ndiyaine, a pastoralist from Tanzania, suggested the creation of a special global fund for pastoralists to help them devise early-warning mechanisms, improve veterinary services and lobby their governments for pastoralist-friendly legislation.

Coping strategies

Jeanine Cooper, OCHA-Kenya head of office, said there was an urgent need to address longer-term drivers of food insecurity in marginal agricultural areas to enable vulnerable populations build resilience by supporting coping and adaptive strategies.

She said poor and erratic rainfall, reduced maize production due to post-election violence in early 2008 and high costs of farm inputs, as well as high fuel costs, had precipitated a food crisis in Kenya.

“Climate change will gradually ratchet up the risks and vulnerabilities, putting pressure on already over-stretched coping strategies and magnifying inequalities,” Cooper said.

Supported by the Swiss Agency for Development and Cooperation, OCHA and the AU hope to have, within a year, a set of outcomes focusing on advocacy to improve disaster risk reduction and management of climate change across the continent, eventually leading to a continent-wide policy on pastoralism.

Another workshop on ways of strengthening pastoralists’ resilience and adaptive capacity in a changing climate is scheduled for mid-2009.

“There is a need to get a clear picture of the humanitarian need that climate change is generating and will generate in pastoral regions of Africa,” Besida Tonwe, the head of OCHA’s central and eastern Africa’s regional office, said.

Source: IRIN

AFRIQUE: Les éleveurs aux prises avec le changement climatique

February 1, 2009
les éleveurs comptent parmi les populations les plus touchées par un climat en pleine évolution

Photo: Melvin Chibole/ActionAid - Des éleveurs abreuvent leurs troupeaux à Mandera, dans le nord-est du Kenya (photo d’archives) : les éleveurs comptent parmi les populations les plus touchées par un climat en pleine évolution

NAIROBI, 29 janvier 2009 (IRIN) – En Afrique, en 2020, pas moins de 250 millions de personnes n’auront peut-être pas suffisamment d’eau pour couvrir leurs besoins essentiels en raison du changement climatique, a déclaré un spécialiste de la pauvreté, de l’environnement et du changement climatique, le 27 janvier.

« Les conséquences quotidiennes du changement climatique, notamment les températures plus élevées et les précipitations erratiques, rendent beaucoup de gens plus vulnérables aux risques climatiques », a déclaré Charles Ehrhart, coordinateur du réseau de CARE International sur la pauvreté, l’environnement et le changement climatique, à l’attention des décideurs et des représentants des éleveurs de la Corne de l’Afrique, d’Afrique centrale et d’Afrique orientale rassemblés à l’occasion d’une réunion consultative sur les moyens d’atténuer les effets humanitaires du changement climatique dans les régions pastorales.

Cette réunion de deux jours s’inscrivait dans le cadre d’une série de rencontres organisées par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et l’Union africaine (UA) et visant à définir un cadre de politiques applicable à l’ensemble du continent, pour garantir et protéger les vies, les moyens de subsistance et les droits des éleveurs d’Afrique.

D’ici à 2020, selon M. Ehrhart, les changements climatiques auront contribué au stress hydrique, à la détérioration des terres, à la diminution du rendement des cultures et à l’accroissement du risque d’incendies de forêt, ce qui provoquera une diminution de 50 pour cent de la productivité agricole. Cela se traduira, a-t-il ajouté, par des pénuries graves de vivres et d’eau, et les populations touchées subiront de fortes pressions qui les inciteront à migrer.

« Ce sont les sécheresses prolongées qui incitent le plus les familles à partir, et en particulier à quitter les régions rurales pour s’installer en milieu urbain », a-t-il expliqué.

« Rien que dans la Corne de l’Afrique, plus de 20 millions d’éleveurs ont actuellement un mode de vie centré sur la quête de pâturages et d’eau qui se font de plus en plus rares ».

Selon M. Ehrhart, au cours des 20 à 30 prochaines années, les régions déjà touchées par les risques climatiques verront augmenter la fréquence et/ou l’intensité de ces événements. En outre, les régions déjà frappées par la sécheresse et les crues gagneront en superficie. Si les risques climatiques s’aggraveront, la capacité décroissante des populations à faire face à ces événements sera sans doute encore plus problématique.

Il faut traiter d’urgence les facteurs chroniques à l’origine de l’insécurité alimentaire dans les régions agricoles marginales

Photo: Julius Mwelu/IRIN - Une marchande de fruits (photo d’archives) : Il faut traiter d’urgence les facteurs chroniques à l’origine de l’insécurité alimentaire dans les régions agricoles marginales

« Avec les changements climatiques, nous devrons nous préparer à davantage de catastrophes, qui se déclareront rapidement ou lentement », a-t-il expliqué.

« Une aide humanitaire sera particulièrement nécessaire dans les régions déjà qualifiées de zones à risque. Avec le changement climatique, il est impératif d’augmenter les investissements dans la préparation et les interventions en cas de catastrophes, et d’améliorer la qualité et la responsabilité dans ces domaines ».

Lors de la réunion consultative, les représentants des éleveurs d’Ethiopie, du Kenya, de Tanzanie, du Sud-Soudan et d’Ouganda ont donné des présentations sur les mécanismes de survie et d’adaptation que pourraient utiliser les éleveurs pour faire face aux conséquences du changement climatique.

Ils ont invoqué la mauvaise gouvernance, la marginalisation, le manque d’accès (ou l’accès insuffisant) à l’éducation, et l’insécurité, entre autres obstacles aux efforts déployés par les éleveurs en vue de s’adapter et de faire face à l’évolution du climat.

Moses Ndiyaine, éleveur en Tanzanie, a suggéré la création d’un fonds mondial spécialement consacré aux éleveurs, pour les aider à concevoir des systèmes d’alerte précoce, à améliorer les services vétérinaires et à faire pression auprès de leurs gouvernements pour assurer l’adoption de législations qui leur soient adaptées.

Stratégies de survie

Selon Jeanine Cooper, directrice du bureau d’OCHA-Kenya, il faut traiter d’urgence les facteurs chroniques à l’origine de l’insécurité alimentaire dans les régions agricoles marginales, pour permettre aux populations vulnérables de se forger une résistance en soutenant les stratégies de survie et d’adaptation.

Les précipitations, insuffisantes et erratiques, la production de maïs réduite par les violences post-électorales du début de l’année 2008, et les prix élevés des intrants agricoles et des carburants ont précipité la crise alimentaire au Kenya.

« Le changement climatique va progressivement aggraver les risques et les vulnérabilités, mettant ainsi à rude épreuve des stratégies de survie qui fonctionnent déjà aux limites de leurs possibilités, et grossissant par là même les inégalités », a déclaré Mme Cooper.

Soutenus par l’Agence suisse pour le développement et la coopération, OCHA et l’UA espèrent obtenir, au cours de l’année à venir, un ensemble de résultats centrés sur le plaidoyer en faveur d’une amélioration de la réduction des risques de catastrophes et de la gestion du changement climatique sur le continent, pour aboutir finalement à l’élaboration d’une politique sur le pastoralisme, qui soit commune à l’ensemble du continent.

Un autre atelier a été prévu pour la mi-2009, qui portera sur les moyens de renforcer la résistance des éleveurs et leur capacité d’adaptation face à un climat en pleine évolution.

« Il faut se faire une idée claire du besoin humanitaire que le changement climatique engendre et engendrera dans les régions pastorales d’Afrique », a indiqué Besida Tonwe, directrice du bureau régional d’OCHA pour l’Afrique orientale et centrale.

Source : IRIN