Archive for March, 2009

Caritas appelle le G20 à mettre de l’éthique dans l’économie

March 31, 2009

English version

27 mars 2009: Caritas appelle le G20 se réunissant à Londres le 2 avril à mettre les pauvres au cœur d’un ensemble de réformes visant à construire une nouvelle économie à faible émission de CO2, fondée sur la justice et l’égalité.

Le G20 est un forum rassemblant des pays à économie développée et émergente. Ils vont chercher ensemble des politiques coordonnées pour lutter contre la récession mondiale. Le G20 discutera également de la réforme des institutions financières internationales, telles que le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale.

Caritas soutient que la crise économique aura un impact sur les plus pauvres. Au moins 53 millions de personnes seront réduites à la pauvreté dans les pays en développement dû à la crise. Cela vient s’ajouter aux 135 – 150 millions de personnes déjà tombées dans les filets de la pauvreté à cause de l’augmentation des denrées alimentaires et des prix du carburant l’an dernier.

Le Président de Caritas Internationalis, Cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga a dit: “La crise économique mondiale s’est produite parce que l’éthique a été mise à la marge de la poursuite de l’accroissement des richesses par quelques puissants. Nous pouvons répondre à cette crise en rapiéçant les ratés de la mondialisation de la cupidité ou bien nous pouvons voir la crise comme une occasion de créer une mondialisation fondée sur la solidarité, de justice et de paix.

“Les pauvres – ceux qui sont le moins responsables de la crise économique – auront les plus grandes difficultés face à l’impact de cette crise. Alors que des milliers de milliards de dollars ont été trouvés pour sauver le système bancaire, il est moralement inadmissible que certains pays riches réduisent leurs budgets d’aide. La crise économique ne doit pas dévier les pays riches de leurs obligations concernant l’aide aux pays en développement.

“La crise ne peut pas empêcher le G20 de convenir d’une nouvelle donne globale juste et adéquate sur le changement climatique à Copenhague, en fin d’année. A moins que les émissions de gaz à effet de serre soient considérablement réduites, le changement climatique aura des conséquences beaucoup plus désastreuses à long terme que le ralentissement économique – nous pouvons renflouer les banques mais nous ne pouvons pas renflouer notre climat.” Caritas demande une réforme de l’ONU, du FMI et de la Banque mondiale pour assurer une plus grande participation des pays pauvres dans la prise de décision. Caritas appelle le G20 à soutenir fermement conférence de haut niveau de l’ONU sur l’impact de la crise sur le développement qui aura lieu du 1 au 4 juin.

Les ressources financières pour le développement sont plus que jamais nécessaires. Caritas souhaite que les pays donateurs honorent leur promesse de longue date de consacrer 0,7% de leur revenu national brut (RNB) à l’aide internationale. Caritas veut des politiques qui créent un commerce juste et allègent la dette, ainsi que des mesures visant à mobiliser les ressources financières nationales des pays en développement.

Caritas plaide pour un nouveau système international participatif organisant la redistribution de la richesse à travers la création de taxes internationales pour financer les biens publics mondiaux et la mise en œuvre de politiques fiscales appropriées au niveau national.

L’évasion fiscale et la fuite illicite des capitaux coutent chaque année entre 350 et 500 milliards de dollars aux pays pauvres. Le G-20 doit s’engager à sanctionner les paradis fiscaux et leurs utilisateurs, soutenir l’adoption du code de conduite pour la coopération dans la lutte contre la fuite des capitaux et l’évasion fiscale, et demander la transformation du Comité fiscal de l’ONU en un organe intergouvernemental.

Caritas souhaite également une plus grande transparence des paiements et des impôts payés par les entreprises aux gouvernements à travers une réforme des normes comptables internationales imposant aux entreprises de publier cette information pays par pays. Cela est nécessaire pour créer un impact plus positif sur les communautés pauvres et de leur environnement local.

Lesley-Anne Knight
Secrétaire Générale
Caritas Internationalis

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Caritas calls on G20 to put ethics back into economy

March 31, 2009

Version française

27 March 2009: Caritas is calling on a G20 meeting in London on 2 April to put the poor at the heart of a reform package that will build a new low-carbon economy, based on justice and equality.

The G20 is a group of developed and emerging economies. They will seek coordinated policies to counter the global recession. The G20 will also discuss the reform of the international financial institutions, such as the International Monetary Fund (IMF) and the World Bank.

Caritas says the economic crisis will impact on poor people the most. At least 53 million people will be driven into poverty in developing countries as a result. This is on top of the 135 – 150 million people driven into poverty by the increases in food and fuel prices last year.

Caritas Internationalis President Cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga said, “The global economic crisis happened because ethics were marginalised in the pursuit of greater wealth by the powerful few. We can meet this crisis by patching up the failed globalisation of greed or see it as an opportunity to create a globalisation based on solidarity, justice and peace.

“The poor – those least responsible for the economic crisis – will have the greatest difficulty coping with its impact. When trillions of dollars were found to rescue the banking system, it is morally unjustifiable that some rich countries have cut aid budgets. The economic crisis must not sidetrack rich countries from their obligations on aid to developing countries.

“The crisis can’t deflect the G20 from agreeing a fair and adequate global deal on climate change at Copenhagen later this year. Unless greenhouse gas emissions are dramatically cut, climate change will have much more devastating long term consequences than the economic downturn – we can bail out banks but our climate can’t be bailed out.”

Caritas is calling for reform of the UN, IMF and the World Bank to ensure greater participation of poor countries in decision making. Caritas is calling on the G20 to strongly support the UN high-level conference on the crisis impact on development that will take place on 1-4 June.

Financial resources for development are needed more than ever. Caritas wants donor countries to deliver on long-standing promises to dedicate 0.7% of their Gross National Income (GNI) for international aid. Caritas wants policies to create just trade, debt relief and measures to mobilize domestic financial resources in developing countries.

Caritas is calling for a new international participative system for wealth redistribution set up through the creation of international taxes to fund global public goods and the implementation of adequate fiscal policies at national level.

Tax evasion and illicit capital flows cost every year between $350 and $500 billion to the poor countries. The G-20 must commit to sanctions against tax havens and their users, support the adoption of the code of conduct for cooperation in the fight against capital flight and tax evasion, and call for the upgrading the UN Tax Committee to an intergovernmental body.

Caritas also wants greater transparency of the payments and taxes paid by companies to governments through reforming international accounting standards, requiring companies to publish this information on a country by country basis. This is necessary for creating a more positive impact on poor communities and their local environment.

Lesley-Anne Knight
Secretary General
Caritas Internationalis

Lubero/Nord-Kivu : environ 20 000 ménages déplacés en détresse à Kanyabayonga, Kayna, Kirumba et Kikuvo

March 30, 2009

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Kanyabayonga, le 27 mars 2009 (caritasdev.cd): Plus de 19 194 ménagés déplacés sont actuellement sans secours dans plusieurs cités du sud Lubero, dans la Province du Nord-Kivu. Ces familles
fuient l’insécurité causée par les opérations militaires en cours contre les rebelles rwandais des Forces de Libération pour la Libération du Rwanda (FDLR). Elles viennent des localités de Miriki, Buleusa, Rusamambu, Busereka, Bwambali, Kanune, Bushalingwa, Kasiki, Kimaka, Mbughavinywa, Kanyatsi, Mbingi et les
villages environnants, rapporte caritasdev.cd.

La Caritas Butembo-Beni plaide alors pour une aide humanitaire d’urgence à cette population déjà meurtrie par les affres de la guerre. Elle recommande toutefois aux Autorités politico-administratives et militaires compétentes d’imposer une discipline rigoureuse aux éléments des Forces Armées de la République Démocratiques du Congo (FDLR), déployés dans la région pour une mission délicate de protection des populations congolaises.

Selon l’évaluation faite par les équipes de Caritas Butembo-Beni, 8 378 ménages ont été enregistrés dans la Cité de Kanyabayonga du 15 au 21 mars 2009. Le nombre des déplacés ne fait que croître, déplore un rapport daté du 24 mars dernier. Famine, maladies hydriques, hausse vertigineuse des prix des biens de première nécessité accompagne malheureusement ce mouvement des populations.

La plupart de ces déplacés viennent de Miriki, où plus de 160 maisons ont été brûlées, jetant ainsi sur la route la population de cette localité.

La Cité de Kayna oubliée

Par ailleurs, 2 115 ménages déplacés ont été dénombrés jusqu’au 16 mars 2009 à Kayna. Cette cité n’aurait pas bénéficié d’assistance humanitaire ces derniers mois, depuis la distribution des semences de haricot et de maïs par la Caritas Butembo-Beni du 21 au 22 août 2008. La population s’insurge contre les autorités administratives locales, les accusant d’être à la base de l’oubli dont elle serait l’objet. Hormis les déplacés, Kayna compte environ 7 000 ménages. De leur côté, les Autorités administratives de Kayna lancent un cri d’alarme aux Organismes humanitaires et aux personnes de bonne volonté de venir en aide à leurs administrés, à l’instar des localités environnantes.

Des déplacés en attente de l'aide de Caritas à Lubero-centre. (Ph. Caritas Congo – 3 Décembre 2008)

Des déplacés en attente de l'aide de Caritas à Lubero-centre. (Ph. Caritas Congo – 3 Décembre 2008)

En outre, 7 000 ménages déplacés sont signalés à Kirumba, 1 601 autres à Kikuvo. « Dans toutes ces cités (Kanyabayonga, Kayna, Kirumba), la population souffre et ne sait à quel Saint se vouer. Elle a urgemment besoin d’une assistance sur tous les plans : matériel, spirituel, psychologique, … La population ne cesse de se demander si la paix reviendra un jour dans cette partie du pays où les déplacés et les autochtones
sont tous devenus des vulnérables », conclut la note de plaidoyer de la Caritas Butembo-Beni, reprenant les propos des personnes déplacées.

Au-delà de la paix primordiale pour la reprise de leurs activités agricoles et d‘élevage, leurs besoins prioritaires s’expriment essentiellement en termes des bâches, couvertures, vivres et autres biens non alimentaires.

Ango/Province-Orientale : des milliers des déplacés vers Dakwa, après l’attaque de la LRA à Banda et Boeli

March 16, 2009

Bondo, le 16 mars 2009 (caritasdev.cd) : les rebelles ougandais de la LRA (Lord’s Resistance Army) ont perpétré une attaque dans la nuit de samedi à dimanche derniers dans la localité de Banda, situé à environ 500 km de Bondo, dans le Territoire de Ango, Diocèse de Bondo en Province Orientale. Le bilan provisoire fait état de plusieurs morts (dont un catéchiste de la communauté CBCN de l’Eglise protestante et un commerçant) et des blessés. Plus de 200 personnes ont été enlevées par les rebelles ougandais de la LRA pour aider au transport du butin.

Selon les premiers éléments d’informations recueillies par les structures de la Caritas diocésaine, cette attaque, déclenchée vers 4heures du matin, s’est soldée également par les pillages de plusieurs boutiques et magasins des commerçants ainsi que d’un Centre de santé d’une communauté locale de l’Eglise protestante CBCN. Pris de panique, plusieurs habitants ont décidé de fuir les localités attaquées : ceux de Banda se sont dirigés vers Dakwa et ceux de Boeli vers Amadi. Le Curé de la Paroisse catholique de Dakwa estime à plus de 2.000 personnes le nombre des déplacés déjà présents dans cette localité. Les femmes, enfants, vieillards et des familles nombreuses sont encore en route dépourvues de tout, signale Monsieur l’Abbé Liévin GALAKPIO, Secrétaire-chancelier de l’Evêque de Bondo.

Ces informations ont été confirmées par l’Evêque de Bondo, Monseigneur Etienne UNG’EYOWUN. Il plaide pour un retour rapide de la sécurité ainsi que de la population déplacée vers son milieu d’origine. Monseigneur Etienne UNG’EYOWUN insiste particulièrement sur l’assistance humanitaire pour que les sinistrés vivent en toute dignité.

Joint au téléphone par caritasdev.cd le lundi 16 mars 2009 en début d’après-midi, le Gouverneur de la Province-Orientale, Médard AUTSAI ASENGA, a confirmé cette attaque tout en indiquant que « toutes les dispositions sont prises pour y mettre un terme ».

Caritas-Développement Congo plaide pour la sécurisation des personnes ainsi que de leurs biens, et pour une assistance humanitaire d’urgence aux populations affectées par cette nième attaque des rebelles ougandais de l’Armée de la Résistance du Seigneur. Déjà la Caritas paroissiale de Dakwa accueille les familles déplacées qui arrivent et s’occupe de leur hébergement dans les locaux et salles des classes disponibles.

Pour rappel, ce dimanche 15 mars 2009 a eu lieu la cérémonie officielle du retrait des troupes ougandaises en opération conjointe de traque des rebelles ougandais de la LRA dans le district du Haut-Uélé en Province-Orientale avec les armées de la RDC et du Sud-Soudan.

Une délégation Evêques de la RDC en visite de solidarité aux Diocèses de Dungu-Doruma et Goma

March 13, 2009

Population en mouvement (Photo Caritas Congo)

Population en mouvement (Photo Caritas Congo)

Kinshasa, le 12 mars 2009 (caritasdev.cd) : Une délégation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo entame ce vendredi 13 mars 2009 une visite de solidarité dans les Diocèses de Dungu-Doruma en Province-Orientale et Goma dans la Province du Nord-Kivu. Cette mission, prévue du 13 au 20 mars 2009, sera conduite par Monseigneur Joseph BANGA, l’Evêque de Buta et Vice-président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Elle vise à exprimer la solidarité de l’Eglise Catholique qui est en la République Démocratique du Congo (RDC) envers le Peuple de Dieu frappé par les conflits armés au Nord et à l’Est de la RDC, rapporte caritasdev.cd.

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Caritas désigne 2009 comme l’année pour les pauvres en Afrique

March 11, 2009

Les délégués de Caritas venant de diverses parties du monde ont discuté des défis auxquels doivent faire face les pauvres et les personnes vulnérables en Afrique.

Les délégués de Caritas venant de diverses parties du monde ont discuté des défis auxquels doivent faire face les pauvres et les personnes vulnérables en Afrique.

11 mars 2009. Les membres de Caritas venant de 22 pays africains ainsi que des représentants de Caritas de l’Asie, de l’Europe, du Moyen Orient, de l’Amérique du Nord et de l’Océanie se sont rencontrés à Nairobi du 4 au 6 mars 2009.

Le Pape Benoît XVI se rend en Afrique pour sa première visite pastoral en ce mois de mars. Puis, en octobre, les évêques se rencontrent à Rome pour le 2ème Synode pour l’Afrique à Rome.

Mgr Cyprian Kizito Lwanga, archevêque de Kampala et président de Caritas Africa a déclaré : « Les visites du Saint Père en Angola et Cameroun ainsi que le Synode sont de formidables opportunités pour célébrer le travail de l’Eglise en Afrique. Ce sera aussi l’occasion de réfléchir sur les défis que doivent relever les peuples d’Afrique, où, pour nombre d’entre eux, la pauvreté demeure un scandale inacceptable. Caritas est au cœur même de la réponse aux besoins des personnes les plus vulnérables en Afrique à travers son action lors des crises humanitaires, ainsi que pour le développement et l’édification de la paix. A Nairobi, nous avons discuté afin de voir comment nous pouvons mieux faire en ayant des normes communes, en partageant nos meilleures actions pratiques et les informations dont nous disposons, et en coordonnant nos efforts au niveau global au service des personnes vulnérables de la société. »

La secrétaire générale de Caritas Internationalis, Lesley-Anne Knight, a dit : » Avec la crise économique mondiale, plus de personnes vont être davantage pauvres. La crise va augmenter la pression sur notre travail car les sources de financement vont se faire de plus en plus rares. La crise offre aussi la possibilité de redéfinir le système économique globale en le faisant passer d’un système qui promeut les besoins des riches à un système qui promeut tous nos besoins, plus particulièrement ceux-là même qui ont été exclus dans le passé. »

Les délégués ont discuté des défis auxquels font face les pauvres et les personnes vulnérables en Afrique, plus particulièrement par rapport aux réponses aux urgences, à la crise économique mondiale, au changement climatique, à la migration et à l’édification de la paix.

A travers le monde, les catastrophes ont augmenté aussi bien en fréquence qu’en nombre des personnes affectées. La Somalie, le Soudan et la République Démocratique du Congo sont les pays ayant le plus souffert des crises humanitaires dans le monde. Les pauvres sont les plus affectés lors des catastrophes naturelles et lors des conflits. Répondre à leurs besoins est la priorité de l’action de Caritas.

Les participants au Forum de Nairobi ont déclaré qu’il est possible de sauver des vies en mettant en place des moyens efficaces pour réduire l’impact des catastrophes. Ces moyens comprennent la promotion des cultures résistantes à la sécheresse ou encore la mise en place de plans d’évacuation des communautés en cas d’inondation. Afin de pouvoir répondre aux crises humanitaires dans les plus brefs délais et à long terme, les membres de Caritas doivent agir de manière professionnelle, avec compassion, dans le respect du contexte national et de ses réalités, et, fondamentalement, doivent être capables de repondre aux besoins des pauvres. La pauvre guide l’action de Caritas.

Les crises et les niveaux élevés de pauvreté poussent de plus en plus de personnes à devenir des migrants. Caritas occupe une position unique, en tant que confédération internationale, pour soutenir les migrants et plaider pour leurs droits.

Le changement climatique est un facteur qui contribue au nombre croissant de catastrophes. Le plaidoyer pour des actions au niveau international, afin d’en réduire les causes et procurer des fonds aux pays en développement afin qu’ils puissent s’adapter à son impact, sera au centre des préoccupations de Caritas en Afrique.
6 mars 2009

Caritas points to 2009 as year for poor in Africa

March 7, 2009

Caritas delegates from around the world discussed the challenges facing the poor and vulnerable in Africa.

Caritas delegates from around the world discussed the challenges facing the poor and vulnerable in Africa.

March 6, 2009: Caritas members from 22 African countries and Caritas representatives from Asia, Europe, the Middle East, North America, and Oceania met in Nairobi, 4 to 6 March.

Pope Benedict XVI comes to Africa for his first pastoral visit at the end of this month. Then, in October, Bishops meet for the 2nd African Synod in Rome.

Caritas Africa President Archbishop Cyprian Kizito Lwanga from Uganda said: “The visits to Angola and Cameroon by the Holy Father and the Synod are a wonderful opportunity to celebrate the work of the Church in Africa. It will also be a moment to reflect on the challenges that face people in Africa where, for many, poverty remains an unacceptable scandal. Caritas is at the heart of responding to the needs of the most vulnerable in Africa through its work on humanitarian crises, development and peace building. In Nairobi this week, we have discussed how to work better by meeting common standards, sharing best practices and information, and coordinating our global efforts on behalf of the vulnerable.”

Caritas Internationalis Secretary General Lesley-Anne Knight said: “The global economic crisis will push more people into deeper levels of poverty. The crisis will also put strains on our work as sources of funding are impacted. The crisis also provides an opportunity to recast the global economic system from one which promotes the needs of the rich to one which promotes all our needs, especially those who have been excluded in the past.”

Delegates discussed the challenges facing the poor and vulnerable in Africa, especially with regards to responding to emergencies, the global economic crisis, climate change, migration, and peace building.

Disasters have increased across the world in both frequency and increasing numbers of people who are affected. Somalia, Sudan and the Democratic Republic of Congo top the list of most severe humanitarian crises in the world. The poor are the worst affected in both natural disasters and conflicts. Responding to their needs is central to the work of Caritas.

Participants in Nairobi said putting into place effective measures to lessen the impact of disasters will save lives, such as promoting the use of drought-resistant crops or devising community evacuation plans for flooding. Responding to humanitarian crises that can be sudden or that can be long-term calls for Caritas members to be professional, to be compassionate, to respect the national context and realities of a global response, and fundamentally to be capable to respond to the needs of the poor. The poor guide all Caritas work.

Crises and acute levels of poverty are pushing more people to become migrants. Caritas is in a unique position as an international confederation to provide support to migrants and to advocate for their rights,

Climate change is a factor in the increasing number of disasters, and advocating for action at the international level on reducing its causes and providing the funding for developing countries to adapt to its impact will be a focus for Caritas in Africa.