Archive for April, 2010

Caritas Ile Maurice : près de Rs 6 millions recueillies pour Haïti

April 29, 2010

Les Mauriciens ont été nombreux à répondre généreusement à l’appel de Caritas Ile Maurice en faveur des sinistrés du violent tremblement de terre qui a dévasté Haïti le 12 janvier dernier. En effet, au total Rs 5 837 813.70 ont été recueillies en trois mois. Cette somme comprend Rs 1 470 347.06 provenant des recettes des quêtes pour les sinistrés de Haïti organisées dans toutes les églises du diocèse de Port-Louis, le weekend du 23-24 janvier.

Les autres contributions sont parvenues de sources très diverses : de généreux donateurs se sont organisés, seuls ou en famille, pour déposer leurs dons dans des urnes mises à leur disposition au Port Louis Waterfront, le 24 janvier, ou pour effectuer des transferts par chèque ou par virement bancaire. Nombreux aussi sont ceux qui se sont regroupés au sein de leurs entreprises, de leurs institutions publiques et privées, de leurs écoles et collèges, de leur clubs afin de participer à cet élan de solidarité envers les victimes du séisme et faire parvenir à Caritas leurs dons collectifs.

Une mention particulière pour les 350 habitants d’Agaléga qui ont fait preuve de solidarité en contribuant plus de Rs 30 000 et les jeunes membres de l’Enfance Missionnaire qui ont fait don de Rs 20 000 pour les enfants sinistrés de Haïti. De plus, ils ont fait parvenir des messages d’amitié et d’encouragement aux enfants affectés par le séisme.  

Messages d’amitié et d’encouragement des enfants mauriciens aux enfants haïtiens affectés par le séisme.

Caritas Ile Maurice a ainsi effectué un transfert d’une somme totale de 139 304 euro à Caritas Internationalis à Rome, d’où est coordonnée toute l’aide internationale parvenue à Caritas. L’appel d’urgence lancé en janvier par Caritas Internationalis pour venir en aide à Haïti fait état d’un budget requis de plus de Rs 800 millions. Les sommes totales recueillies à ce jour par Caritas Internationalis pour Haïti sont de l’ordre de Rs 200 millions.

Exprimant sa reconnaissance envers la population mauricienne, Jacques Dinan, Président de Caritas Ile Maurice, a déclaré : « Les mots nous font défaut pour dire à tous les Mauriciens notre profonde reconnaissance pour leur geste de solidarité envers le peuple haïtien qui a été terriblement éprouvé par le séisme du 12 janvier 2010. Merci à tous pour votre soutien. Les Mauriciens contribuent ainsi à l’aide apportée à plus de 40 000 familles haïtiennes, soit plus de 200 000 personnes, par la distribution de vivres, d’eau potable, de médicaments, de trousses d’hygiène, de couverture, d’ustensiles de cuisine et de logement en kits. »

Mgr Pierre Dumas, Président de Caritas Haïti, explique : « Grâce à sa présence continuelle sur le terrain, Caritas a pu aller beaucoup plus loin que bien des organisations, toucher les sinistrés là où ils étaient, jusque dans les régions les plus reculées du pays. C’est la force de Caritas, c’est comme cela que nous faisons et continueront à faire la différence. »

 23 avril 2010

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CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE LA RÉGION NORD DE L’AFRIQUE (CERNA)

April 27, 2010

Communiqué final

La Conférence des Évêques de la Région Nord de l’Afrique (CERNA) s’est réunie à Rabat, du 19 au 23 avril 2010. Y ont pris part les évêques de la région et leurs vicaires généraux. En l’absence pour raison de santé de son président, Mgr Vincent LANDEL, archevêque de Rabat, elle a été présidée Mgr Maroun LAHHAM, évêque de Tunis et vice-président de la CERNA. Son Excellence Mgr Antonio SOZZO, Nonce Apostolique à Rabat a participé à plusieurs reprises aux travaux de la Conférence, et présidé l’Eucharistie du 20 avril célébrée à l’occasion de l’anniversaire de l’élection au pontificat du Saint-Père Benoît XVI.

A l’occasion de l’anniversaire du Saint-Père, les participants lui ont écrit pour lui manifester leur communion et leur affection filiale, tout particulièrement en ces temps de turbulence pour l’Église universelle.

Un long échange sur la situation de leurs différents pays et de leurs Églises a occupé la première journée des travaux. Il a permis à tous de se rendre plus solidaires de chacune des Églises, qui vivent des situations assez différentes selon les pays. Un esprit commun les unit : la volonté

– de servir les communautés catholiques qui leur sont confiées, selon la liberté de culte reconnue par les Etats,

– de travailler en collaboration œcuménique avec les autres Églises chrétiennes reconnues,

– de vivre et de collaborer – en-dehors de tout esprit de prosélytisme – avec les populations, essentiellement musulmanes, qui nous accueillent, avec qui des liens d’amitié se vivent et se construisent.

Les évêques ont signalé la solidarité vécue au service de personnes plus démunies, le travail avec les associations des sociétés civiles des pays du Maghreb.

Ils ont réfléchi au rôle des bibliothèques mises à la disposition des étudiants par tous les diocèses, comme lieux de rencontre et de dialogue culturel et ont donné des orientations pour que ce travail puisse se poursuivre.

La connaissance mutuelle et la collaboration font reculer les peurs et progresser le dialogue islamo-chrétien.

Les quatre délégués de la CERNA au Synode des Églises d’Afrique ont rendu compte avec émotion de leur participation à ce synode, forte expérience d’Église, mais aussi perception plus intense des souffrances que vit ce continent et des défis qu’il lui faut surmonter. Ils ont pu attirer l’attention des pères synodaux sur les liens qui unissent le Maghreb à l’ensemble du continent africain. Ils ont apporté une attention plus au dialogue islamo-chrétien. La contribution des Églises aux progrès de la paix, la justice et la réconciliation se révèle essentielle. Les évêques ont noté l’intérêt que les prêtres, religieux, religieuses et fidèles originaires d’Afrique subsaharienne et les étudiants subsahariens ont porté au message final “Afrique, lève-toi !” et aux 57 propositions issues du synode.

Les membres de la CERNA ont préparé leur participation au Synode pour le Moyen-Orient d’octobre 2010, notamment à propos du dialogue islamo-chrétien. Ils se sont interrogés sur la manière dont ils pourraient faciliter la venue de personnel religieux du Moyen-Orient pour participer à l’animation de nos communautés chrétiennes. Ils ont souhaité vivement que ce synode soutienne les Églises du Moyen Orient et constitue un appel pour que les pouvoirs publics veillent à la mise en œuvre des droits de tous les citoyens.

Les participants ont abordé la question très douloureuse des migrants “en situation irrégulière” : les femmes et les enfants sont particulièrement fragilisés, quand ils ne subissent pas une exploitation intolérable. Face à ce problème qui exige beaucoup plus d’attention de la part de la communauté des nations, ils ont échangé sur l’aide humanitaire et pastorale qu’ils leur apportent, modestement, mais aussi très concrètement, dans l’esprit de l’Evangile et de l’enseignement de l’Église. Ils ont souligné les progrès dans la prise de conscience par la société civile que ces migrants sont avant tout des personnes dont les droits doivent être respectés. Ils ont relevé leur soif spirituelle et se sont réjouis que nombre d’entre elles sont des membres actifs de nos Églises.

Ils ont évoqué le dossier de la pédophilie, et se sont appropriés les points de repère donnés par le Saint-Siège. Ils ont souligné le courage du Saint Père pour affronter ces douloureuses situations.

Comme à chaque rencontre, Mgr Georger, notre délégué à la CEFTL (Commission des Évêques Francophones pour les Traductions Liturgiques) nous a fait part de l’état d’avancement de la nouvelle version française du missel romain et de la traduction liturgique de la Bible.

La CERNA a échangé sur les fruits de l’Année Sacerdotale telle qu’elle a été vécue dans les différents diocèses. Elle se réjouit de ce que le corps des prêtres a beaucoup grandi, depuis quelques années, dans l’accueil de manières différentes et complémentaires de vivre et de comprendre notre ministère, avec l’arrivée de congrégations nouvelles et de prêtres originaires de nouveaux pays et continents.

Le temps semble venu d’élaborer un document théologique sur le sens de la présence et le rôle de nos Églises dans nos pays respectifs. En s’appuyant sur le travail déjà en route dans plusieurs pays, la CERNA y consacrera une bonne partie de sa prochaine session.

La prochaine réunion de la CERNA aura lieu à Alger du 29 janvier au 3 février 2011.

+ Maroun LAHHAM

Evêque de Tunis, vice-président de la CERNA

Restitutions communautaires du Projet Palu-Alafia mis en oeuvre par Caritas Bénin

April 27, 2010

Palu Alafia est un projet de prise en charge à base communautaire des cas de fièvre liée au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans. Il est mis en œuvre depuis un (1) an dans quarante (40) communes  du Bénin par un consortium d’ONG dont CARITAS BENIN.

Depuis janvier 2009, CARITAS BENIN met ce exécute projet dans six (6) communes du département  l’Ouémé au Sud-Est du Benin

Le But du projet est de réduire de 30% la mortalité et la morbidité imputable au paludisme d’ici à 2012 Chez les enfants de moins de 5 ans.

Ses objectifs sont :

  1. Prendre correctement en charge 80% des cas de fièvre à domicile chez les enfants de moins de 5 ans dans un délai de 24 heures
  2. Amener 100% des Organisations Communautaires de Base (OCB) à mener des activités de prise en charge des cas de fièvre et de communication pour le changement de comportement en matière de lutte contre le paludisme
  3. Renforcer les capacités du système de santé dans la gestion des cas de fièvre au niveau communautaire

Les stratégies mises en œuvre sont :

  • Prise en charge du paludisme à domicile
  • Développement du partenariat avec la communauté
  • Développement d’un partenariat avec les radios
  • Mise en place d’un système d’information à base communautaire
  • Renforcement du système de santé.

Les principales activités sont :

  • Lancement communal
  • Sélection des Organisations Communautaires de Base (OCB)
  • Formations  (initiales et continues des OCB et de la communauté)
  • Soins: Prévention et Prise en charge
  • Suivi et coordination (suivi quotidien, rencontre mensuelle, supervisions, descentes des partenaires CRS, MS/PNLP, Fonds Mondial, etc.).

Après plus d’un an de mise en œuvre, les acteurs du projet ont estimé nécessaire d’informer les populations bénéficiaires des réalisations et des acquis du projet. Ces séances de restitution communautaire sont de précieux moments d’échange et de partage d’informations.

Les bénéficiaires des communes des Aguégués, d’Adjohoun et de Bonou ont eu leurs séances de restitution respectivement les 17,24 et 25 Mars 2010.

Les facilitateurs communautaires de ces trois communes, avec l’appui du coordonnateur du projet, ont présenté à l’assistance les résultats obtenus. Les membres des OCB, les élus locaux et autres autorités administratives présentes ont témoigné  à travers questions et contributions des effets de l’intervention sur la qualité de vie des ménages.

Les résultats de ces trois communes, pour la période de mai 2009  à décembre 2009, sont présentés dans les tableaux ci-dessous.

Indicateurs Aguégués Bonou Adjohoun
Nombre  d’Organisation Communautaire de Base (OCB) 39 33 32
Nombre d’enfants soignées 8.154 3.970 3.576
Nombre d’enfants de 6 à 59 mois référés par les OCB au centre santé 25 60 24
Nombre de membre d’OCB formés à la prise en charge du Paludisme (3 par OCB) 117 135 96
Nombre de visites à domicile réalisées par les OCB 9.479 6.816 3.092
Nombre de séances de sensibilisation en direction des mères et gardiennes  d’enfants de moins 5 ans sur la prévention du paludisme 1364 967 971
Nombre mères et gardiennes d’enfants de moins 5 ans sensibilisées sur la prévention du paludisme 34.647 23.661 17.455

Les différentes interventions des participants ont permis de relever quelques effets positifs et changements qualitatifs induits par le projet.

Aux Aguégués l’infirmier major confesse que quelques mois de mise en œuvre du projet ont suffit pour réduire de façon remarquable le nombre de cas de paludisme et d’anémie enregistrés au niveau des centres de santé.

Dans un village administratif d’Adjohoun, le nombre d’enfants de moins de cinq ans décédés du fait du paludisme serait passé de 97 en 2008 à 2 en 2009 enfants.

A Bonou, tous les membres des OCB ont unanimement témoigné de la paix  qui est revenue dans les ménages car les angoisses liées aux accès palustres des enfants ayant été dissipées.

Les mères sont apaisées et s’adonnent joyeusement à leurs activités génératrices de revenue. Elles participent mieux aux charges de leurs ménages pour la joie de leurs enfants et de leurs époux.

Les activités de prévention ont eu un impact sur l’environnement. Grâce aux conseils des OCB pour l’élimination des gîtes de moustiques, les lieux d’habitation sont plus propres et mieux rangées. Les populations se sont mobilisées pour organiser des campagnes de salubrité. Comme en témoigne le Maire des Aguégués, M. James Degbo, sa commune est plus belle et son environnement plus agréable et plus viable.

Dans l’ensemble des six communes d’intervention les activités du projet Palu Alafia, les résultats obtenus sont :

  • 52 571 enfants de 6 mois à 5 ans soignés pour paludisme simple dans 154 villages administratifs (92%)
  • 267 Enfants reçus dans les centres de santé  sur 290 référés
  • 243 enfants de moins de six mois soignés au centre de santé
  • 94 680 visites à domicile ont été effectuées
  • 292 926 mères  & gardiennes d’enfants sensibilisées
  • 15 681  séances de sensibilisation
  • 4 radios exécutent un contrat de partenariat (4 émissions souhaitées /mois /langue+ des spots)
  • 11 motos, 1 barque motorisée et  6 ordinateurs ont été achetés et mis à la disposition du système de santé
  • 4 agents de santé ont été formés en paludologie chaque année

Au vu des résultats obtenus et des effets induits, il est judicieux d’affirmer que cette intervention de Caritas Bénin est une œuvre de développement qui contribue à l’atteinte des OMD.

Bernard KANMADOZO
Chargé de Communication
Caritas Bénin

Caritas Mali au secours de la pouponnière de Bamako détruite par un incendie

April 8, 2010

A la suite de l’incendie produit à la Pouponnière de Bamako sise à Bamako Coura le 31 décembre 2009 et à l’appel d’aide, Caritas Mali a offert un chèque de 500 000 FCFA (cinq cent mille francs CFA) soit 762.24 € (sept cent soixante deux euros vingt quatre). Ce matin du Vendredi Saint 2010 à Mme DIALLO Aminata KEITA, Directrice de ladite pouponnière depuis seulement moins d’une semaine en présence de quelques membres de son personnel. Ce montant a été remis pour aider à l’amélioration des conditions de vie des enfants qui s’y trouvent par la réparation des locaux incendiés.

M. l’abbé Jean Marie TRAORE remettant le chèque à la directrice de la Pouponnière.

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Mbandaka/RDC : l’aéroport repris par l’armée congolaise après une attaque des « insurgés Enyele »

April 5, 2010

Mbandaka, le 04 avril 2010 (caritasdev.cd): les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont repris dimanche en fin d’après-midi le contrôle de l’aéroport de Mbandaka, avec l’appui des Casques Bleus de la Mission de l’Onu au Congo (MONUC), a indiqué Radio Okapi, citant des sources onusiennes. Cet aéroport et une partie du centre-ville avaient été attaqués par surprise par des « insurgés Enyele ».

C’est après d’intenses combats à l’arme lourde que cet aéroport est repassé sous le contrôle de l’armée congolaise, souligne la source. En fait, à en croire le Gouverneur de la Province de l’Equateur, Jean-Claude Baende, Mbandaka s’est réveillé « par l’entrée des insurgés Enyele. Ils ont réquisitionné le bateau Malaika de la société TFCE ». Interrogé par Radio Okapi, le Gouverneur a souligné que, voulant contrôler ce bateau, les éléments de sécurité ont été débordés par les insurgés, supérieurs en nombre au port. « Ils sont entrés dans la ville, ont progressé vers la résidence du Gouverneur, également au bâtiment administratif et à l’Assemblée provinciale. Une partie des assaillants s’est dirigée vers l’aéroport de Mbandaka. Mais, l’armée est en train de se réorganiser pour récupérer rapidement la situation », annonçait-il dans l’avant-midi, appelant la population au calme et à la vigilance.

Les insurgés sont donc entrés dans la ville par le port de Bakita, vers 10 heures locales. Des témoins affirment qu’ils étaient tous habillés en civil, avec des armes blanches. Ces détails contrastent pourtant avec l’échange des armes à feu dont les détonations se sont entendues toute la journée pascale. Difficile de donner à ce stade un bilan de cette attaque de Mbandaka. Toutefois, des sources contactées par caritasdev.cd signalent la mort d’un père de famille au quartier Mbandaka I, dans la Commune portant le même nom. Sa tension artérielle s’est gravement perturbée à cause des tirs nourris des armes, qui se poursuivraient jusque tard dans la nuit. La MONUC fait aussi état de la mort d’un casque bleu ghanéen, atteint à bord d’un véhicule blindé qui se rendait vers l’aéroport.

Le climat d’insécurité et la panique de ce dimanche n’ont pas encore permis aux équipes de la Caritas de procéder à une évaluation initiale, qui sera faite dès que possible.

Pour rappel, les insurgés Enyele sont identifiés aux guerriers d’un certain chef Udjani. Les Enyele se disputent depuis 1946 des étangs piscicoles poissonneux avec les Monzaya dans le district de Sud-Ubangi dans la Province de l’Equateur. Une nième crise a éclaté en novembre 2009, autour de la localité de Dongo et serait à la base de l’insurrection actuelle. Les affrontements meurtriers qui s’en sont suivis ont provoqué le déplacement de plusieurs centaines de milliers des personnes dans les Territoires de Kungu et de Libenge. Environ 115 000 personnes ont dû même traverser la rivière Ubangi, pour trouver refuge en République du Congo. Cette attaque survient plusieurs mois après le contrôle par les FARDC des localités investies par
les Enyele dans le Sud-Ubangi.

Caritas Africa Info 3 – April/Avril/April 2010

April 5, 2010

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