Archive for January, 2011

Déclaration de la Conférence épiscopale à l’issu de la 91e assemblée plénière

January 29, 2011

Au cours de la 91ème Assemblée Plénière, nous, Evêques de Côte d’Ivoire, nous sommes penchés avec grande préoccupation sur la situation sociopolitique qui prévaut en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle. Cette élection qui était censée nous ramener sur le chemin de la paix nous a malheureusement replongés dans une crise qui a occasionné des milliers de réfugiés et des pertes en vies humaines.

Nous nous inclinons profondément devant la mémoire de toutes les victimes qui ont payé le lourd tribut d’une culture de la violence portée par une idéologie de haine qui se développe de plus en plus dans notre société.

Nous, Evêques de Côte d’Ivoire, condamnons toutes ces tueries au nom de la dignité de la personne humaine chère à Dieu. C’est aussi au nom du respect de la vie humaine que nous nous insurgeons contre l’utilisation de la force, de la violence et de toutes sortes d’armes pour résoudre la crise post-électorale ivoirienne.

Qu’on nous épargne une autre guerre qui ne fera qu’accentuer la détresse et la misère et alourdir le bilan des morts. A cet effet, nous faisons nôtres ces paroles du Serviteur de Dieu Paul VI, paroles prononcées lors de la journée mondiale de la Paix en 1976 : « II faut avant tout donner à la Paix d’autres armes que celles destinées à tuer et à exterminer l’humanité. Il faut surtout les armes morales qui donnent force et prestige au droit international, à commencer par l’observation des pactes »

Nous voudrions aussi saisir cette occasion pour éclairer nos chrétiens et tous les hommes de bonne volonté sur les fausses accusations portées contre quelques membres du collège épiscopal ivoirien. Nous tenons à rassurer le peuple de Dieu, l’opinion nationale et internationale qu’aucun membre de la hiérarchie catholique n’a trempé dans quelque acte de corruption ni ne s’est rendu coupable d’un quelconque détournement.
Nous, Evêques de Côte d’Ivoire, invitons les fidèles catholiques et tous les hommes de bonne volonté à suivre la voie de la recherche de la vérité et de la justice.

Enfin, Nous les exhortons à ne pas se décourager mais à persévérer dans la prière et l’amour du prochain pour une Côte d’Ivoire plus unie et plus fraternelle.

Fait à Bingerville le 23 janvier 2011

Vos Pères les Evêques de Côte d’Ivoire

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Afrique Centrale : Rencontre à Goma, en RDC, des Comissions épiscopales Caritas développement et Justice et Paix de la zone Aceac

January 9, 2011

Kinshasa, le 6 janvier 2011 (caritasdev.cd) : Du 7 au 8 janvier 2011 à Goma, les Commissions Episcopales Caritas-Développement et celles de Justice et Paix des Eglises catholiques du Burundi, de la République démocratique du Congo, RDC, et du Rwanda faisant partie de l’Aceac, Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale, organisent leurs assises. Ces dernières se tiennent sous la houlette du Secrétariat général de l ’Aceac, rapporte caritasdev.cd

Lesdites Commissions Episcopales Caritas-Développement et celles de Justice et Paix oeuvrant dans les trois pays susmentionnés sont conduites par leurs Evêques présidents respectifs lors de ces assises. Les prélats sont accompagnés de Directeurs ou Secrétaires exécutifs respectifs de ces institutions. A Goma, les participants réfléchiront pendant deux jours sur la clarification et la définition des tâches spécifiques des Commissions susmentionnées distinctement, sans oublier les tâches qui leur sont communes, dans le cadre de la pastorale d’ensemble.

Consultation postsynodale de Mumemo, à Maputo et Assemblée générale des Evêques de l’Aceac

En outre, les Commissions Episcopales Caritas-Développement et celles de Justice et Paix oeuvrant au Burundi, en RDC et au Rwanda prendront soin d’intégrer dans leurs activités les recommandations de la consultation postsynodale qui a eu lieu en mai 2010 à Mumemo, à Maputo, au Mozambique. Cette activité des assises de Goma sera précédée au préalable par des échanges d’informations sur le travail que mènent les diverses Commissions épiscopales concernées au niveau de chaque Conférence épiscopale, au Burundi, en RDC et au Rwanda.

On rappelle que lors de la rencontre de l’Assemblée générale des Evêques de l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale réunissant les Evêques des Conférences épiscopales de la RDC, du Burundi et du Rwanda, ceux-ci avaient demandé aux seules Commissions épiscopales Caritas-Développepment et à celles de Justice et Paix de réfléchir sur des actions concrètes. Ceci à la lumière des propositions relevées à l’issue du Synode des Evêques d’Afrique tenu à Rome en octobre 2009.

Joseph KIALA

Appel à l’apaisement et au dialogue des évêques

January 5, 2011

Chers frères,
Chères sœurs,
Chers compatriotes,
Chers habitants de la Côte d’Ivoire,

1. Dans notre dernier message adressé à l’ensemble du peuple ivoirien, à la veille de l’élection présidentielle sensée sortir le pays de huit années de crise profonde, nous, vos compatriotes et frères, Evêques de Côte d’Ivoire, nous vous invitions à saisir le véritable enjeu de ces échéances et à les vivre avec toute la responsabilité qui s’impose (Cf. Message à la nation ivoirienne à l’occasion des prochaines élections, 29 novembre 2009, n° 1-4).

2. Nous avons tous placé beaucoup d’espoir en ce scrutin. Nous étions convaincus de sortir de cette douloureuse et inutile crise qui a altéré notre cohésion nationale et ralenti la marche de notre pays sur la voie du développement.

3. Notre espoir était d’autant plus grand que nous pensions tous être conscients de la souffrance et de la misère dans laquelle cette situation a plongé les populations dans leur ensemble.

4. Les violents événements que nous vivons depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle, avec le blocage politique, nous donnent de voir que nous ne sommes pas au bout de nos peines et que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver à la paix.

5. Les médias nous font état d’attaques à main armée, de blessures par balles, à la machette ou au gourdin, de morts violentes, de destructions de biens publics, de pillages ou incendies de maisons, de pleurs et de désolations dans tous les camps ; nous dénonçons cette situation malheureuse d’un pays coupé en deux avec « deux chefs d’Etat et deux gouvernements ».

6. Voilà la triste image que la Côte d’Ivoire, pays de fraternité et de dialogue, offre au monde entier.

7. Nous nous inclinons respectueusement devant la mémoire de ces femmes et hommes, enfants, jeunes et adultes qui ont perdu la vie. A toutes les familles endeuillées, nous présentons nos sincères condoléances. Que Dieu lui-même essuie leurs larmes.

8. Laissons-nous interpeler par le sang et la souffrance de ces civils et soldats tués ou blessés. Nous compatissons à la souffrance des blessés et demandons que justice soit faite comme nous l’avions mentionné dans notre message à la nation à l’occasion des élections : « Songeons davantage à prendre en charge les diverses victimes de cette guerre. Nous pensons d’abord aux veuves, aux veufs, aux orphelins, aux mutilés de guerre, à ceux qui ont tout perdu, aux infectés du VIH/sida suite aux viols et autres violences sexuelles… » (Cf. message à la nation à l’occasion des prochaines élections, n° 40)

9. Comme à Caïn à qui Dieu demandait ce qu’il avait fait de son frère Abel dont il était jaloux, à chacun et à tous (hommes politiques, militants, communauté internationale), à nos consciences individuelles et collectives, le Seigneur demande : « Qu’as-tu fait de ton frère ? » (Gn 4,10).

10. Nous, Evêques de Côte d’Ivoire, après plusieurs rencontres avec nos frères Laurent GBAGBO et Alassane Dramane OUATTARA ainsi que les trois chefs d’Etat envoyés spéciaux de la CEDEAO, avons choisi la voie de la médiation et de la négociation parce que respectueuse de la vie et de la dignité de la personne humaine. Nous avons choisi cette voie parce que nous supposons que chacun des acteurs politiques ivoiriens aime vraiment son pays. C’est pour cela que nous croyons que la paix est encore possible, car nous avons confiance aussi en l’esprit de tolérance et de pardon des ivoiriens. Ils l’ont maintes fois démontré tout au long de cette lancinante et appauvrissante crise qui dure depuis septembre 2002.

Nous, Evêques de Côte d’Ivoire recommandons ce qui suit :
– Que nos deux frères s’engagent à trouver par la voie du dialogue un règlement pacifique du différend afin de ne pas mettre en danger la vie des populations.
– Qu’ils acceptent de se retrouver pour dialoguer malgré les rancœurs. Cela serait un acte de courage, d’humilité et d’amour pour notre pays.
– Qu’ils appellent fermement leurs militants au calme et à la retenue.
– Que l’ONU se conforme aux principes fondamentaux qui la régissent et qui sont respectueux des droits de l’homme. Qu’elle fasse usage des moyens pacifiques de règlement du différend en vue d’apporter sa contribution à la résolution de la crise et s’en tienne strictement au maintien de la paix. Nous lui demandons avec insistance de respecter la souveraineté de notre pays.
– Que nos frères les Africains de l’UA et de la CEDEAO se rappellent le principe de solidarité africaine qui veut que quand la case du voisin brûle on l’aide à éteindre l’incendie. Aussi voudrions-nous attirer leur attention sur les conséquences incalculables d’une intervention militaire pour le pays et la sous-région ouest africaine. Nous disons non à une telle intervention.

11. Nous sommes tous embarqués dans le même navire et personne n’a intérêt à le voir s’abîmer dans les eaux redoutables de la violence et de la guerre civile. Notre civisme doit nous mobiliser à construire ensemble ce pays dans la paix et la concorde. Les rafales des violences, les casses, les actes incendiaires ne résolvent rien, mais nous enfoncent toujours plus dans la pauvreté et la misère. Tout le monde a souffert et continue de souffrir particulièrement dans les zones Centre, Nord et Ouest (CNO).

12. Refusons systématiquement le faux martyre qui ne servirait qu’à la gloire des politiciens qui se soucient peu de notre véritable avenir. Rejetons également tout acte qui serait de nature à détruire aussi bien les acquis que le pays lui-même. Abstenons-nous de tout acte à relent belliqueux et provocateur (Cf. Message à la Nation à l’occasion des prochaines élections, n° 34).

13. Cherchons à sauvegarder et à préserver la dignité et la souveraineté de notre pays en respectant et en faisant respecter ses institutions dans le dialogue vrai et dans la concertation fraternelle. Quand il s’agit de choisir entre la Côte d’Ivoire et les ennemis de la Côte d’Ivoire, nous choisissons la Côte d’Ivoire. Il est question de faire avancer notre pays sur la voie du développement et du progrès où les pauvres et les petits ne soient pas laissés pour compte. La paix et l’espérance sont à ce prix. “L’espérance ne déçoit pas” (Rm 5,5). Elle nous réconforte et nous soutient jusqu’au bout.

14. Recherchons l’unité, la cohésion et cultivons l’esprit de fraternité. Il convient en ces moments critiques et difficiles de se laisser guider par le souci constant de la recherche de la paix. Travaillons à l’apaisement des cœurs et faisons en sorte qu’ « Amour et Vérité se rencontrent et que Justice et Paix s’embrassent » (Ps 84,11).

15. Nous voudrions rappeler à tous les croyants en général et aux chrétiens en particulier, que la foi au Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux nous interdit l’usage de la violence sous toutes ses formes : ni par la parole, ni par les actes. Ayons tous la crainte de Dieu. Sur ce point nous nous réjouissons qu’en Côte d’Ivoire il n’y a pas un Nord musulman qui serait opposé à un Sud chrétien. Dans la même famille cohabitent parfois des musulmans et des chrétiens.

16. Ivoiriens et Ivoiriennes, Dieu nous aime! Il ne nous abandonnera pas. Il est avec nous. Il nous invite à entrer en nous-mêmes pour un véritable examen de conscience. Cela nous permettra de découvrir que le Royaume de Dieu commence dès ici-bas par la conversion, la réconciliation, le pardon et la charité agissante.

17. Puisse le Seigneur Dieu, par son Fils Unique Jésus-Christ, le Prince de la paix nous aider, grâce à son Esprit Saint réconciliateur, à reconstruire notre pays dans la paix par la réconciliation, en union avec la Vierge Marie, Notre-Dame de la paix.

Fait à Abidjan le 3 Janvier 2011
Vos frères les Evêques de Côte d’Ivoire

RDC: le magazine « Lève-toi et marche » d’octobre à décembre 2010 de Caritas Congo disponible

January 3, 2011


Kinshasa, le 03 janvier 2011 (caritasdev.cd) : le numéro 020 du magazine “Lève-toi et marche” de Caritas Congo Asbl, couvrant les mois d’Octobre à Décembre 2010, est désormais disponible. Son menu est varié et riche. L’Editorial est intitulé « Sur la même lancée en cette année 2011 pour un mieux-être collectif ». Sa Une est axée sur deux sujets : Diocèse de Budjala/Equateur : Population, Evêque et Administrateur du Territoire demandent au Gouvernement d’y étendre le programme des « 5 chantiers »; et Sud-Ubangi : Accroître l’aide humanitaire pour faciliter le retour des réfugiés et déplacés.

Le Dossier du magazine a planché sur « Des Evêques (de Wamba, Buta et Kilwa-Kasenga) qui parlent de leurs Caritas diocésaines”.

Plusieurs autres sujets d’actualités nationales et touchant la promotion du développement et de la santé, ainsi que les urgences humanitaires sont traités dans ce magazine.

C’est le cas du discours du Président de la République sur l’état de la nation devant les deux Chambres du Parlement et de l’homélie du Cardinal Laurent Monsengwo au Stade des Martyrs.

En outre, le plaidoyer de OCHA pour la mobilisation de 720 millions de dollars devant permettre de réaliser le Plan humanitaire 201, la collecte des fonds lancée par le Premier Ministre pour vacciner tous les Congolais contre la poliomyélite, tout comme le livre-entretien du Pape Benoît XVI, y sont aussi abordés.

Veuillez cliquer ici pour le télécharger.

Guy-Marin Kamandji

Caritas Ile Maurice publie sa cinquième infolettre

January 3, 2011


Caritas Ile Maurice Info – tel est le titre de l’infolettre de la Caritas mauricienne. Le dernier numéro de décembre donne un aperçu des nombreuses activités de Caritas à l’île Maurice. Ainsi, il est question de formation, de logement pour les sans-domicile-fixe, de développement communautaire, d’alphabétisation, d’accompagnement des enfants et de levée de fonds, entre autres.

Pour télécharger l’infolettre, veuillez cliquer ici.

Inondations 2010, Caritas Bénin s’organise pour le relèvement et la réhabilitation des populations

January 2, 2011

Case détruite.


Du 13 au 21 décembre 2010, plusieurs équipes de Caritas Bénin se sont rendues dans certaines zones sinistrées. Elles ont constaté que les populations sont encore sans abris et sont soumises à l’épreuve de la soif et de la faim. Face à cette situation Caritas Bénin et ses partenaires s’attellent pour la mise en œuvre des activités de la phase de reconstruction, de relèvement et de réhabilitation des populations.

Pendant que les secours d’urgence sont fournis dans les régions affectées par les inondations de cette année 2010, Caritas s’organise activement pour la phase de relèvement et de réhabilitation. C’est dans ce cadre que plusieurs missions ont été effectuées du 13 au 21 décembre 2010 dans les départements de l’Atlantique, de l’Ouémé, du mono, de l’Alibori et de l’Atacora. Chacune de ces missions devrait explorer ces régions et collecter les informations nécessaires pour la mise en œuvre des volets Reconstruction, Assainissement et Eau, Relance des activités agricoles.

Il ressort des différents rapports que les populations des zones visitées vivent dans des conditions très préoccupantes.

Case détruite.


Beaucoup de personnes dont les cases sont détruites n’ont pas les moyens de les reconstruire car elles ont tout perdu pendant la catastrophe. Certaines ont trouvé abri auprès d’amis et parents, d’autres ne voulant pas abandonner leur habitation se couchent à la belle étoile en cette période d’harmattan où les nuits sont froides.

Les réserves de vivres qui étaient déjà insuffisantes et qui devraient aussi servir de semences pour la prochaine saison agricole ont été toutes consommées. La faim sévit dans les foyers. S’alimenter deux fois par jour est une prouesse que très peu sont capables de réaliser. Beaucoup de femmes allaitantes et d’enfants à bas âge sont exposés à la malnutrition.

L’insuffisance des sources d’eau potable est notoire. Non seulement les ménages sont très éloignés des quelques points d’eau existants mais ils sont très nombreux à venir s’y approvisionner. Les femmes et les petits enfants font parfois plusieurs voyages par jour pour satisfaire leurs besoins hydriques. D’autres, ne pouvant plus résister à la torture de la soif, n’hésitent pas à consommer l’eau de certains marigots non encore asséchés, s’exposant ainsi à de graves maladies hydriques.

Toutes ces informations collectées in vivo sur le terrain viennent confirmer Caritas Bénin dans sa volonté de hâter la phase de relèvement. Plusieurs groupes de travail se mobilisent pour que dans les jours à venir des actions concrètes soient menées en faveur des populations en détresse.

C’est le lieu de remercier le Secours Catholique/Caritas France, Caritas Internationale (Belgique), Caritas Luxembourg, Caritas Corée, Caritas Italienne et le HCR qui appuient et accompagnent Caritas Bénin dans la mise en œuvre des activités de reconstruction, relèvement et réhabilitation.

Equateur – 1er secours de Caritas RD Congo pour les malades suspectés de Monkeypox à Molegbe et Gbadolite

January 2, 2011

Un enfant malade du Monkey Pox, Equateur RDC (Photo: Radio Okapi)

Molegbe, le 29 décembre 2010 (caritasdev.cd) : Caritas Congo Asbl est en train d’acheminer une assistance de premier secours aux malades suspectés de Monkeypox à Molegbe et Gbadolite, dans la province de l’Equateur, dans le Nord-ouest de la République démocratique du Congo, RDC. Cette assistance est composée de deux kits de médicaments essentiels pour leur bonne prise en charge médicale, rapporte caritasdev.cd.

Ces médicaments sont des antibiotiques à large spectre, des antipyrétiques, des antiseptiques locaux, des gants, des compresses, etc. Lesdits kits ont été préparés par Caritas Congo Asbl en fonction de besoins exprimés par le staff du Centre de santé de Molegbe et du Médecin chef de zone de santé rurale de Gbadolite.

Aussitôt alertée, particulièrement par Mgr Dominique Bulamatari (Evêque du Diocèse de Molegbe), Caritas Congo Asbl, par le biais de son Directeur National, a tout de suite écrit au Secrétariat général du Ministère de la Santé publique pour attirer son attention sur cette Zone de Santé et prendre des mesures de riposte nécessaires.

Au regard de la symptomatologie que présentent les malades, le Médecin chef de Zone de Santé rurale de Gbadolite, cité par Dr Jean Munongo, Coordonnateur du Service de Promotion de la Santé de la Caritas Congo Asbl, pense au Monkeypox, maladie virale dont le réservoir reste principalement le singe. Il soutient ainsi avoir enregistré 17 cas dont 13 au Centre de Santé de Molegbe ( à 15 Kms de Gbadolite) et 4 admis aux soins à l’Hôpital général de référence de Gbadolite, depuis la quarantième semaine épidémiologique. L’âge des malades varie entre 15 et 45 ans. Lesdites éruptions les frappant présentaient une allure contagieuse depuis deux semaines. A Molegbe, ces éruptions sont en effet parties d’une personne pour rapidement affecter le personnel du Centre de santé du BDOM, dont la Responsable, la Révérende Sœur Pélagie, et les membres de leurs familles respectives.

Caritas Congo Asbl invite ainsi les Autorités compétentes, les Organisations humanitaires et aux personnes de bonne foi de suivre avec une attention particulière cette situation afin d’apporter secours à cette population de Molegbe et de Gbadolite, paniquée par cette maladie. Selon le médecin chef de zone de santé de Gbadolite, le Dr. Christophe Kotanda, cité par radio Okapi, la prise en charge médicale des malades pose de sérieux problèmes. Il n’y a ni médicaments ni désinfectants au niveau du bureau central pour appuyer les structures, Les professionnels de santé ne se limitent qu’à la sensibilisation de la population sur l’hygiène alimentaire, souligne-t-il.

Caritas Congo Asbl