Posts Tagged ‘Climat’

Changement Climatiques : La planète est en danger !

October 13, 2009

Du 09 au 11 octobre 2009, Ouagadougou a abrité le 7è Forum Mondial pour le Développement Durable sur le thème « Les changements climatiques : quelles opportunités pour un développement durable » ? L’OCADES Caritas Burkina a participé à cet important rendez-vous sur l’avenir de la planète.

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Caritas désigne 2009 comme l’année pour les pauvres en Afrique

March 11, 2009

Les délégués de Caritas venant de diverses parties du monde ont discuté des défis auxquels doivent faire face les pauvres et les personnes vulnérables en Afrique.

Les délégués de Caritas venant de diverses parties du monde ont discuté des défis auxquels doivent faire face les pauvres et les personnes vulnérables en Afrique.

11 mars 2009. Les membres de Caritas venant de 22 pays africains ainsi que des représentants de Caritas de l’Asie, de l’Europe, du Moyen Orient, de l’Amérique du Nord et de l’Océanie se sont rencontrés à Nairobi du 4 au 6 mars 2009.

Le Pape Benoît XVI se rend en Afrique pour sa première visite pastoral en ce mois de mars. Puis, en octobre, les évêques se rencontrent à Rome pour le 2ème Synode pour l’Afrique à Rome.

Mgr Cyprian Kizito Lwanga, archevêque de Kampala et président de Caritas Africa a déclaré : « Les visites du Saint Père en Angola et Cameroun ainsi que le Synode sont de formidables opportunités pour célébrer le travail de l’Eglise en Afrique. Ce sera aussi l’occasion de réfléchir sur les défis que doivent relever les peuples d’Afrique, où, pour nombre d’entre eux, la pauvreté demeure un scandale inacceptable. Caritas est au cœur même de la réponse aux besoins des personnes les plus vulnérables en Afrique à travers son action lors des crises humanitaires, ainsi que pour le développement et l’édification de la paix. A Nairobi, nous avons discuté afin de voir comment nous pouvons mieux faire en ayant des normes communes, en partageant nos meilleures actions pratiques et les informations dont nous disposons, et en coordonnant nos efforts au niveau global au service des personnes vulnérables de la société. »

La secrétaire générale de Caritas Internationalis, Lesley-Anne Knight, a dit : » Avec la crise économique mondiale, plus de personnes vont être davantage pauvres. La crise va augmenter la pression sur notre travail car les sources de financement vont se faire de plus en plus rares. La crise offre aussi la possibilité de redéfinir le système économique globale en le faisant passer d’un système qui promeut les besoins des riches à un système qui promeut tous nos besoins, plus particulièrement ceux-là même qui ont été exclus dans le passé. »

Les délégués ont discuté des défis auxquels font face les pauvres et les personnes vulnérables en Afrique, plus particulièrement par rapport aux réponses aux urgences, à la crise économique mondiale, au changement climatique, à la migration et à l’édification de la paix.

A travers le monde, les catastrophes ont augmenté aussi bien en fréquence qu’en nombre des personnes affectées. La Somalie, le Soudan et la République Démocratique du Congo sont les pays ayant le plus souffert des crises humanitaires dans le monde. Les pauvres sont les plus affectés lors des catastrophes naturelles et lors des conflits. Répondre à leurs besoins est la priorité de l’action de Caritas.

Les participants au Forum de Nairobi ont déclaré qu’il est possible de sauver des vies en mettant en place des moyens efficaces pour réduire l’impact des catastrophes. Ces moyens comprennent la promotion des cultures résistantes à la sécheresse ou encore la mise en place de plans d’évacuation des communautés en cas d’inondation. Afin de pouvoir répondre aux crises humanitaires dans les plus brefs délais et à long terme, les membres de Caritas doivent agir de manière professionnelle, avec compassion, dans le respect du contexte national et de ses réalités, et, fondamentalement, doivent être capables de repondre aux besoins des pauvres. La pauvre guide l’action de Caritas.

Les crises et les niveaux élevés de pauvreté poussent de plus en plus de personnes à devenir des migrants. Caritas occupe une position unique, en tant que confédération internationale, pour soutenir les migrants et plaider pour leurs droits.

Le changement climatique est un facteur qui contribue au nombre croissant de catastrophes. Le plaidoyer pour des actions au niveau international, afin d’en réduire les causes et procurer des fonds aux pays en développement afin qu’ils puissent s’adapter à son impact, sera au centre des préoccupations de Caritas en Afrique.
6 mars 2009

AFRIQUE: Les éleveurs aux prises avec le changement climatique

February 1, 2009
les éleveurs comptent parmi les populations les plus touchées par un climat en pleine évolution

Photo: Melvin Chibole/ActionAid - Des éleveurs abreuvent leurs troupeaux à Mandera, dans le nord-est du Kenya (photo d’archives) : les éleveurs comptent parmi les populations les plus touchées par un climat en pleine évolution

NAIROBI, 29 janvier 2009 (IRIN) – En Afrique, en 2020, pas moins de 250 millions de personnes n’auront peut-être pas suffisamment d’eau pour couvrir leurs besoins essentiels en raison du changement climatique, a déclaré un spécialiste de la pauvreté, de l’environnement et du changement climatique, le 27 janvier.

« Les conséquences quotidiennes du changement climatique, notamment les températures plus élevées et les précipitations erratiques, rendent beaucoup de gens plus vulnérables aux risques climatiques », a déclaré Charles Ehrhart, coordinateur du réseau de CARE International sur la pauvreté, l’environnement et le changement climatique, à l’attention des décideurs et des représentants des éleveurs de la Corne de l’Afrique, d’Afrique centrale et d’Afrique orientale rassemblés à l’occasion d’une réunion consultative sur les moyens d’atténuer les effets humanitaires du changement climatique dans les régions pastorales.

Cette réunion de deux jours s’inscrivait dans le cadre d’une série de rencontres organisées par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et l’Union africaine (UA) et visant à définir un cadre de politiques applicable à l’ensemble du continent, pour garantir et protéger les vies, les moyens de subsistance et les droits des éleveurs d’Afrique.

D’ici à 2020, selon M. Ehrhart, les changements climatiques auront contribué au stress hydrique, à la détérioration des terres, à la diminution du rendement des cultures et à l’accroissement du risque d’incendies de forêt, ce qui provoquera une diminution de 50 pour cent de la productivité agricole. Cela se traduira, a-t-il ajouté, par des pénuries graves de vivres et d’eau, et les populations touchées subiront de fortes pressions qui les inciteront à migrer.

« Ce sont les sécheresses prolongées qui incitent le plus les familles à partir, et en particulier à quitter les régions rurales pour s’installer en milieu urbain », a-t-il expliqué.

« Rien que dans la Corne de l’Afrique, plus de 20 millions d’éleveurs ont actuellement un mode de vie centré sur la quête de pâturages et d’eau qui se font de plus en plus rares ».

Selon M. Ehrhart, au cours des 20 à 30 prochaines années, les régions déjà touchées par les risques climatiques verront augmenter la fréquence et/ou l’intensité de ces événements. En outre, les régions déjà frappées par la sécheresse et les crues gagneront en superficie. Si les risques climatiques s’aggraveront, la capacité décroissante des populations à faire face à ces événements sera sans doute encore plus problématique.

Il faut traiter d’urgence les facteurs chroniques à l’origine de l’insécurité alimentaire dans les régions agricoles marginales

Photo: Julius Mwelu/IRIN - Une marchande de fruits (photo d’archives) : Il faut traiter d’urgence les facteurs chroniques à l’origine de l’insécurité alimentaire dans les régions agricoles marginales

« Avec les changements climatiques, nous devrons nous préparer à davantage de catastrophes, qui se déclareront rapidement ou lentement », a-t-il expliqué.

« Une aide humanitaire sera particulièrement nécessaire dans les régions déjà qualifiées de zones à risque. Avec le changement climatique, il est impératif d’augmenter les investissements dans la préparation et les interventions en cas de catastrophes, et d’améliorer la qualité et la responsabilité dans ces domaines ».

Lors de la réunion consultative, les représentants des éleveurs d’Ethiopie, du Kenya, de Tanzanie, du Sud-Soudan et d’Ouganda ont donné des présentations sur les mécanismes de survie et d’adaptation que pourraient utiliser les éleveurs pour faire face aux conséquences du changement climatique.

Ils ont invoqué la mauvaise gouvernance, la marginalisation, le manque d’accès (ou l’accès insuffisant) à l’éducation, et l’insécurité, entre autres obstacles aux efforts déployés par les éleveurs en vue de s’adapter et de faire face à l’évolution du climat.

Moses Ndiyaine, éleveur en Tanzanie, a suggéré la création d’un fonds mondial spécialement consacré aux éleveurs, pour les aider à concevoir des systèmes d’alerte précoce, à améliorer les services vétérinaires et à faire pression auprès de leurs gouvernements pour assurer l’adoption de législations qui leur soient adaptées.

Stratégies de survie

Selon Jeanine Cooper, directrice du bureau d’OCHA-Kenya, il faut traiter d’urgence les facteurs chroniques à l’origine de l’insécurité alimentaire dans les régions agricoles marginales, pour permettre aux populations vulnérables de se forger une résistance en soutenant les stratégies de survie et d’adaptation.

Les précipitations, insuffisantes et erratiques, la production de maïs réduite par les violences post-électorales du début de l’année 2008, et les prix élevés des intrants agricoles et des carburants ont précipité la crise alimentaire au Kenya.

« Le changement climatique va progressivement aggraver les risques et les vulnérabilités, mettant ainsi à rude épreuve des stratégies de survie qui fonctionnent déjà aux limites de leurs possibilités, et grossissant par là même les inégalités », a déclaré Mme Cooper.

Soutenus par l’Agence suisse pour le développement et la coopération, OCHA et l’UA espèrent obtenir, au cours de l’année à venir, un ensemble de résultats centrés sur le plaidoyer en faveur d’une amélioration de la réduction des risques de catastrophes et de la gestion du changement climatique sur le continent, pour aboutir finalement à l’élaboration d’une politique sur le pastoralisme, qui soit commune à l’ensemble du continent.

Un autre atelier a été prévu pour la mi-2009, qui portera sur les moyens de renforcer la résistance des éleveurs et leur capacité d’adaptation face à un climat en pleine évolution.

« Il faut se faire une idée claire du besoin humanitaire que le changement climatique engendre et engendrera dans les régions pastorales d’Afrique », a indiqué Besida Tonwe, directrice du bureau régional d’OCHA pour l’Afrique orientale et centrale.

Source : IRIN